Benidorm est souvent racontée à travers le tourisme de masse. Pourtant, lorsqu’on déplace le regard vers son architecture, une autre ville apparaît.
À partir des années 1950 et surtout 1960, son développement urbain accompagne l’essor spectaculaire du tourisme sur la Costa Blanca. Benidorm fait de la hauteur l’un des principes majeurs de son paysage.
Cette verticalité produit aujourd’hui une architecture singulière : tours d’habitation, hôtels, structures de béton, façades tramées et répétition des balcons dessinent une skyline immédiatement identifiable.
Certaines constructions portent encore très fortement l’esthétique de leur époque : géométries simples, béton apparent ou peint, couleurs franches, rapports radicaux entre pleins et vides.
J’ai choisi de soustraire ces bâtiments aux tumultes de la station balnéaire pour les regarder comme des objets architecturaux.
Isolés face au ciel méditerranéen, ils racontent alors autre chose : une histoire de densité et d’expérimentation urbaine.
Benidorm, au-delà de Benidorm.